Joseph-Guy Ropartz
Compositeur
Naissance le 15 juin 1864 rue Notre Dame à GUINGAMP (Côtes d’Armor).
Décès le 22 novembre 1955 à LANLOUP (Côtes d’Armor).
Naissance dans une famille éprise d’art et de littérature.
Son père Sigismond est avocat au barreau de Guingamp mais s’adonne
à l’écriture de poèmes de livrets de cantates, d’oratorios,
d’opéras-comiques. Joseph-Guy se familiarise très tôt à la musique
qu’il écoute sur les orgues de la basilique de Guingamp ou la
cathédrale de Saint-Brieuc.
1870 La famille ROPARTZ s’installe à Rennes où le père décède en 1878.
Le jeune homme s’inscrit à la Faculté d’Angers pour suivre des
études de droit, contrairement à ses vœux personnels qui le
destinent à l’art mais pour répondre aux souhaits de sa mère.
Rencontre avec des musiciens qui programmeront ses premières œuvres.
1885-1886 Licence de Droit et départ à Paris. Inscription au barreau
de Paris par respect filial et au Conservatoire. Suit la classe de
composition de Jules MASSENET et tisse des liens indéfectibles
en particulier avec le compositeur Albéric MAGNARD. Il quitte
le Conservatoire pour travailler avec César FRANCK jusqu’en 1890
année de la disparition du maître. Il acquiert un métier solide et
se lie d’amitié avec les grands compositeurs de son époque
dont Ernest CHAUSSON, Henri DUPARC, Vincent d’INDY, Emmanuel CHABRIER,
Paul DUKAS, Gabriel PIERNE … et voyage beaucoup.
Dès cette période, l’œuvre littéraire de ROPARTZ est riche.
Il écrit dans de nombreux journaux. Ses poésies sont mises en
musique par de grands musiciens. En musique, il compose
principalement des poèmes symphoniques. Ses compositions sont
fortement imprégnées d’inspiration bretonne.
1892 Mariage à Paris avec Cécile CHAUVY. Naissance de deux enfants en
1893 et 1894. ROPARTZ aspire à occuper une situation importante
et stable : il est déjà célèbre. La Société des Concerts,
les Concerts Lamoureux programment ses œuvres. L’ensemble Geloso
crée son premier quatuor.
1894-1919 J.G. ROPARTZ postule avec succès au poste de Directeur
du Conservatoire de Nancy. Il y entame un admirable travail de
réorganisation et se fait remarquer comme un grand chef d’orchestre
dans le « Poème » de CHAUSSON, presque toute l’œuvre de MAGNARD
ainsi que la première audition publique de « La passion selon Saint-Jean » de BACH.
Sans renier ses origines bretonnes, il se laisse adopter par la
Lorraine et se lie d’amitié avec les grands artistes lorrains de
l’Ecole de Nancy : Antonin DAUM, Emile GALLE, Louis MAJORELLE….
Son séjour se solde par une intense création musicale :
Quatre symphonies, deux sonates pour violon et piano, deux autres
pour violoncelle et violon, un trio à cordes, de nombreuses mélodies,
des pièces pour piano, orgue ou chœurs. C’est « Le Pays » drame
lyrique sur un texte de Charles LE GOFFIC, joué à l’Opéra Comique
à Paris en 1913 qui est l’œuvre majeure de cette production.
1919 ROPARTZ est nommé directeur du Conservatoire de Strasbourg où
il succède au musicien allemand Hans PFITZNER. Il redonne le goût
de l’Art français à un public plus habitué depuis 1870 à écouter
Brahms que Fauré. J.G.ROPARTZ est nommé Officier de la Légion d’Honneur.
Il enrichit sa production d’un « Nocturne » pour chœur et orchestre,
une 3e sonate pour violon et piano et un brillant quintette pour
flûte, violon, alto, violoncelle et harpe : « Prélude, Marine et
Chanson » qui rappelle tant la Bretagne !
1929 Le compositeur, en retraite, retrouve la Bretagne, LANLOUP,
le refuge d’où ont germé ses plus belles œuvres : 5e Symphonie,
la Petite Symphonie, 3 Pastorales, un ballet, le Psaume 129, Trois
Quatuors à cordes….et le Requiem dont la composition correspond à
la disparition de Madame ROPARTZ. en janvier 1939.
1949 Nommé membre de l’Institut.
1951 Remise de l’épée d’Académicien à LANLOUP.
Pendant cette période, les professeurs et le Directeur de l’Ecole
Normale de Musique de Saint-Brieuc lui rendent visite pour lui
jouer ses œuvres et lui demander des conseils d’interprétation.
1955 Le 22 novembre, le Maître s’éteint à LANLOUP où il est enterré.